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SAINT GERVAIS

  • Responsable Communication DG38
  • 4 mars
  • 4 min de lecture

Saint-Gervais 

 

Nina, 18 ans, devient porte-drapeau : « Il faut donner envie de s’investir »

 

Nous avons rencontré Nina Jullien, nouvelle porte-drapeau pour le Souvenir français et la commune de Saint-Gervais. Celle pour qui cet engagement a beaucoup de sens aimerait voir plus de monde donner de son temps pour perpétuer l’important devoir de mémoire.

 

Propos recueillis par Maryse Dolin - 01 janv. 2026 à 12:22 | mis à jour le 01 janv. 2026 à 12:22 –

 Temps de lecture : 4 min

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Nina est nouvelle porte-drapeau pour Saint-Gervais.

 

Les porte-drapeaux sont des bénévoles, anciens combattants ou non, assurant lors des manifestations patriotiques le service du port du drapeau tricolore de leur association. Cette mission est hautement symbolique puisque le porte-drapeau rend hommage, au nom de la Nation française, aux combattants et aux disparus, avec dignité et constance. Nina Jullien est nouvelle porte-drapeau pour le Souvenir français et la commune de Saint-Gervais. Elle a eu 18 ans et étudie en première année à l’Ifsi (Institut de formation en soins infirmiers) à Saint-Égrève.

 

Pourquoi avez-vous choisi ce métier ?

« J’ai eu mon bac général SVT et j’ai souhaité devenir infirmière. Je vais donc suivre durant trois ans les cours en alternance : 300 heures de stage, avec deux stages par an, et 300 heures de cours. Mon premier stage, je le fais au laboratoire d’analyses médicales de Saint-Marcellin. Et en février, je serai dans le service de transplantation rénale de l’hôpital Michallon (CHU Grenoble Alpes). »

 

Comment vous est venue l’idée d’être porte-drapeau ?

« Ça s’est fait assez naturellement. Depuis de nombreuses années, Bernard Joly était le porte-drapeau. Le poids du drapeau était devenu très pénible pour lui. Le Souvenir français Pays vinois – Chambarans – Vercors, via son président Yves Gauzentes, était donc à la recherche d’un volontaire. Mon père, élu à la commune de Saint-Gervais, a été sollicité et après m’avoir consultée, il a proposé mon nom. Je n’ai pas hésité longtemps. Oui, c’est un engagement mais ça n’entrave pas non plus la vie personnelle. On est présents lors des journées nationales commémoratives, des cérémonies locales et, dans la mesure du possible, à l’assemblée générale du Souvenir français. À ce propos, la Fnaca est vouée à disparaître et va fusionner avec le Souvenir français. L’association, qui existe depuis 1871, nous enseigne trois objectifs : honorer les morts qui ont combattu pour la France, fleurir les tombes et entretenir les sépultures, en particulier dans les carrés militaires. »

 

Êtes-vous déjà allée aux cérémonies ?

« Quand j’étais enfant, mes parents et grands-parents m’ont toujours emmenée. Je me souviens d’une année à l’école de Rovon où on avait chanté pour une cérémonie sur les trois communes du rassemblement des écoles. »

 

Quel message voulez-vous faire passer ?

« Même s’il est dit que la jeunesse est prête à s’investir pour que la mémoire de celles et ceux qui ont combattu et souffert pour le pays continue d’être honorée à la hauteur de ce qu’on leur doit, j’aimerais voir un peu plus de monde lors des commémorations. Parce que si on enlève la clique, les élus et familles d’élus, il n’y a pas beaucoup d’habitants qui se déplacent. J’ai en tête un projet que je pourrais partager avec Yves Gauzentes : proposer une intervention dans les collèges et lycées pour sensibiliser les jeunes, à mon échelle, sur le devoir de mémoire, car pour avoir été collégienne et lycéenne, mis à part le chapitre sur le Seconde Guerre mondiale, on n’entend pas trop parler de la guerre en France. À voir s’il y a besoin d’un protocole. Lors de ma participation au Service national universel, j’en ai entendu parler mais en dehors de ça, rien. Il faut donner l’envie de venir aux commémorations et de s’investir chacun pour sa commune, et peut-être revoir notre façon de communiquer au niveau communal. »

 

On voit que cet engagement est très important pour vous.

« J’ai la chance d’être née dans une famille où les parents sont élus et impliqués. On ne doit pas oublier l’histoire de son pays. Je remarque qu’il s’agit souvent des mêmes familles dans les associations. Donner un peu de son temps de temps en temps, trouver la motivation, c’est le propre du bénévolat. »

 

Quelle est votre tenue vestimentaire ?

« Je porte un pantalon et un blazer de couleur sombre et des gants blancs en respect de l’emblème porté. Le drapeau est supporté sur un baudrier que l’on place sur l’épaule droite pour ne pas masquer les éventuelles décorations officielles. Le drapeau est tenu par la main gauche à l’aide d’une hampe de deux mètres, terminée par un fer de lance en bronze doré. »

 

Quel est votre rôle durant la cérémonie ?

« Je garde la station debout, de longues minutes parfois lors des cérémonies où plusieurs discours s’enchaînent, parfois dans la neige comme à Malleval-en-Vercors, et l’hiver avec le soleil dans les yeux. On respecte le silence durant la cérémonie. Je sais quand je dois lever et rabaisser le drapeau. Quand la sonnerie aux morts retentit, j’incline le drapeau jusqu’à la fin de la minute de silence et je le relève dès le début de l’hymne national. À l’issue de la cérémonie, les porte-drapeaux se mettent au repos, les autorités viennent nous saluer. »

 


 
 
 

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