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RIVES

  • Responsable Communication DG38
  • 4 mars
  • 3 min de lecture

Rives – Renage 

Louis Combe : souvenir d’un Poilu mort pour la France

 

Alors que la Nation rendra hommage aux morts pour la France ce mardi 11 novembre pour le 107e anniversaire de l’armistice de 1918, le comité Voiron-Rives du Souvenir français nous a permis de sortir de l’oubli Louis Combe, mort en octobre 1916 à 24 ans.

 

J.-M.B. - 08 nov. 2025 à 16:03 | mis à jour le 08 nov. 2025 à 16:03 - Temps de lecture : 3 min


 

 

Louis Combe, mort pour la France. Photo DR

 

Ce mardi 11 novembre, la Nation rendra hommage comme chaque année à tous les morts pour la France à l’occasion du 107e anniversaire de l’armistice de 1918. Le dernier Poilu étant décédé en 2008, il n’y a plus aucun survivant de cette guerre meurtrière, mais grâce au travail du Souvenir français, la mémoire de ces soldats et leur vie sacrifiée sur l’autel des valeurs de la République perdurent. L’association lutte également pour que les Poilus reposant dans des tombes familiales parfois en déshérence faute de descendance, ne rejoignent la fosse commune et ne sombre à jamais dans l’oubli.

Comment ce soldat, mort dans sa 25e année, est sorti de l’oubli

Lorsque cela est encore possible, les comités locaux œuvrent pour que les souvenirs personnels de ceux qui ont encore de la famille, photos, citations, décorations ou courriers du front puissent être conservés afin de transmettre aux jeunes générations ces témoignages de l’histoire. C’est ainsi que le 7 octobre, le comité Voiron-Rives du Souvenir français, présidé par Stéphanie Pignon, organisait, après avoir pris contact avec la famille, un hommage à Louis Combe, né à Renage le 7 avril 1892, mort pour la France le 26 octobre 1916 dans sa vingt-cinquième année.

Cette action du Souvenir français sortait ce soldat de son anonymat et grâce à sa petite-nièce Anne Potié, ses états de service, dont deux citations et la Croix de guerre, s’inscrivaient dans la mémoire collective. On apprenait ce jour-là qu’engagé volontaire en 1911, libéré en 1913 avant d’être rappelé en 1914, il fut blessé par un éclat d’obus à Sailly-Saillisel dans la Somme le 20 octobre 1916. Il succomba des suites de ses blessures six jours plus tard à l’hôpital d’évacuation de Bray-sur-Somme.

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Veuillez fermer la vidéo flottante pour reprendre la lecture ici.

“Chers parents, chère Suzon…”

Anne Potié a bien voulu nous montrer depuis quelques photos de famille et des échanges de courriers entre le militaire et sa famille, qui permettent d’entrer un peu plus dans l’intimité de ce soldat et d’apprécier ainsi toute sa bravoure. Parmi les souvenirs personnels conservés par sa petite-nièce, deux courriers qu’il envoya à sa famille pour la rassurer le 22 et le 23 octobre 1916 alors qu’il était hospitalisé, attestent de son courage et de son altruisme.

Au lendemain de la première lettre expliquant que l’éclat n’était pas resté dans son genou et qu’il comptait rester cinq ou six jours à l’hôpital, il faisait poster cette autre missive : “Chers parents, chère Suzon. Tout va toujours très bien, ma blessure sera, je crois, longue à guérir mais sûre. En somme, c’est le filon. Je suis soigné par un médecin épatant, chirurgien de grand talent. Prévenez le reste de la famille en m’excusant de ne pas le faire moi-même. C’est si peu commode au lit. À bientôt. Mille bons baisers à tous”.

Trois jours plus tard, le 26 octobre, il mourait à l’hôpital des suites de sa blessure. Louis Combe repose au cimetière de l’allée des Tilleuls à Rives où sera commémoré mardi 11 novembre à 11 heures l’armistice qu’il avait tant espéré.

 

 
 
 

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